AUX OBJETS TU PEUX TE CONFIER

AUX OBJETS TU PEUX TE CONFIER

Jeanne Borensztajn

Roman

​​​​​​​Livre relié / 19 x 12,5 cm / 120 p. / 15 €​​​

ISBN : 9782956942177

C’est dans l’immeuble d’une entreprise qui s’affaire à ne faire rien. Toutes les portes sont fermées, toutes les portes sont ouvertes.

Tom aime Maran Mara aime Tom, mais le temps des épousailles arrive trop vite. L’amant s’isole dans son bureau. Il prend soin de la poussière. Il prend tout le temps qu’il peut jusqu’à devoir fuir, et s’en remettre au gardien du lieu, comme au gardien de toute sa vie.

Avez-vous déjà joué avec votre reflet sur la paroi polie de l’ascenseur ? Ça fait une drôle de tête, toute floue, qui ne laisse rien paraître. La mienne, que l’on peut juger assez banale, s’affiche alors comme celle d’un autre qui, lui, serait spécial. Elle n’hésite pas à me révéler que j’aime plutôt bien me regarder, à m’en être étranger, et me donner l’impression qu’une vie propre anime ce jumeau.  

Jeanne Borensztajn

Jeanne Borensztajn est née en 1993. Voici son premier roman.



CHRONIQUES

On peut lire ce roman comme une dystopie, on y est invité. Le narrateur vit dans un monde correct, un monde convenable, un monde normé. […] On est libre aussi de remettre en question ce qui nous est raconté dans Aux objets tu peux te confier. Comme c’est par les yeux de Tom exclusivement que le monde – un monde restreint à l’entreprise, une entreprise aux activités non-dites – nous apparaît, on peut y soupçonner un jeu sur la subjectivité. Mara existe-t-elle ? À bien des égards ce monde excessivement normé ressemble à une simple exagération du nôtre. C’est en tout cas un premier roman particulièrement prometteur, à côté duquel il serait dommage de passer. J’espère n’en avoir pas trop dit, mais je fais confiance au récit, en tension critique, pour tenir le lecteur jusqu’à son acmée. La chronique complète de Philippe Annocque sur Hublots.

Jeanne Borensztajn fait de son roman un acte de résistance ordinaire, obstiné. On pense autant à la mélancolie de la résistance de Krasznahorkai qu’à la désistance de Lucien Raphmaj. On craint d’abord que Aux objets tu peux te confier ne soit qu’une morne description, blanche, du monde du travail. L’autrice sait faire glisser dans la dystopie par d’insidieux éléments absurdes, si familiers qu’ils ne peuvent être qu’étrangers. […] On remarquera au passage que ce glissement dans une sorte de résistance, vers une bulle d’un temps autre, ce fait dans le décalage syntaxique de Jeanne Borentsztajn. On passe de cette langue blanche, sous-écrite, à une proposition presque de trop. Intrusion d’une autre logique. Alors, les relations amoureuses sont montrées pour ce qu’elles sont aussi : un ferment social. […] Éloge de l’immobilité, de l’attention aux objets, aux histoires et autres films en noir et blanc. Les rêves qui reviennent. Fragile parenthèse dans ce roman qui parvient à maintenir l’étrangeté. La chronique complète de Marc Verlynde pour La Viduité.

Quelle bonne surprise ce premier roman, lu d’une traite !! J’ai été captivée par son univers dystopique, son personnage principal et narrateur appelé Tom. […] J’ai aimé suivre sa révolution malgré les contraintes, ses stratégies nocturnes, ses aveux, ses critiques, ses rêves et son attention particulière portée aux objets auxquels il peut se confier en silence. Ces passages sont mes préférés, le titre du roman prenant alors tout son sens. […] Une invitation à ralentir loin du tohu-bohu ambiant, prendre le temps, se retirer, s’isoler, réfléchir en silence, chérir nos petites révolutions, préserver nos rêves pour ne pas devenir fou, résister, prendre soin de soi. Pertinent, insolite du début à la fin, j’ai beaucoup aimé. À découvrir !! La chronique complète sur La Mare aux Livres.


AUX OBJETS TU PEUX TE CONFIER

Jeanne Borensztajn

Roman

Dessin de couverture : J. Borensztajn

Livre relié, cousu-main

185 g/m2 « cuir »

80 g/m2 « ivoire »

19 x 12,5 cm

120 p.

120 g​​​​​​​

Dépôt légal : octobre 2021

ISBN : 9782956942177

15 €​​​​​​​