NOTES SUR L’ART DE SE VAINCRE

NOTES SUR L’ART DE SE VAINCRE

Guillaume Bunel

​​​​​​​Livre relié / 19 x 12,5 cm / 132 p. / 18 €​​​

ISBN : 9782493689016

Il y a deux millénaires, la Bhagavadgītā exigeait que le sage puisse renoncer aux actes, se faire indifférent à tout, se fondre dans le vide. Quelques siècles plus tôt, le sceptique Pyrrhon montrait comment se dépouiller de soi. En 1548, Ignace de Loyola faisait paraître une méthode inflexible pour se vaincre soi-même.

Voici un livre comme un secret, un regard circulaire sur l’art d’être avec, ou contre soi. 

De soudains appétits, d’inextinguibles soifs fondaient continuellement sur lui. Il les voyait jaillir sans prévenir, étinceler comme d’étranges météores, puis se noyer dans les ténèbres. Il voyait les désirs rôder autour de lui.

Guillaume Bunel est né à Nantes en 1987. Il enseigne la musicologie.


CHRONIQUES

Plutôt qu’à nouveau dire tout l’enthousiasme que j’éprouve à lire toutes les parutions des Editions Dynastes, que de vous conseiller d’aller acheter leurs livres littéralement cousus mains, on pourrait dire ceci : Notes sur l’art de se vaincre est un de ses livres qui dissipe l’impression de trop lire, pour moi, lecteur submergé, d’accumuler les lectures intéressantes, intrigantes, mais qui en vous rien ne remue. Disons-le alors ainsi : Guillaume Bunel traduit une de mes vieilles obsessions, en ce moment même remise sur le métier, la figuration de ce vide définitif, inacceptable, que nous sommes au secret. […] La découverte d’une autre lumière sur le monde. L’immanence de la matière dans son grouillement pratiquement fantasmatique. Guillaume Bunel retrace ceux qui en font la découverte, ceux qui un instant figent la mort, que ce soit un empereur chinois, la mère d’un enfant momifié, l’inventeur du phonographe ou de la photo, tous ceux qui inventent la fragilité de la revenance : vaincu plutôt que victorieux, nous le savons, « un même instant peut avoir encore lieu. Fixé mystiquement sur ce suair de cire, le présent ne fuit plus. » La chronique complète de Marc Verlynde pour La Viduité.

À travers ces vingt-huit chapitres nous explorons, aussi bien par la réflexion que par la narration, des situations, des moments, des instants où l’être humain a pu approcher cette tentative de victoire sur soi-même, de disparition à soi-même. Cela donne des textes profondément marqués non seulement par cette réflexion abstraite, mystique, autour du moi et de sa possible dissolution, mais aussi à une réflexion autour du corps, avec tout ce qu’il a en lui de périssable, une observation radicale et frontale de ce que le corps est susceptible de vivre une fois qu’il est appelé à disparaître. […] Et toutes ces « notes » sont marquées par la possibilité d’un émerveillement. La lecture et la chronique de Nikola Delescluse pour l’émission Paludes

Si l’on peine parfois à comprendre où l’on nous emmène, le chemin n’en est que plus agréable. Certains chapitres sont de délicieuses petites nouvelles érudites et belles. D’autres des anecdotes moyenâgeuses ou tirées de vieux textes orientaux. (…) On l’achètera surtout pour la beauté qui s’y trouve, le goût de la langue qu’on y cultive et le plaisir simple qu’on y prend. Une très belle découverte, chaleureusement recommandée à tous ceux que l’industrie éditoriale ne saurait contenter et qui préfèrent garder aux livres un royaume artisanal. La chronique complète de Grégoire Chambet pour Lecteur et heureux de l’être.



NOTES SUR L’ART DE SE VAINCRE

Guillaume Bunel

Notes, nouvelles, essai ; histoire, philosophies

Dessin de couverture : J. Borensztajn

Livre relié, cousu-main

185 g/m2 « lie de vin »

80 g/m2 « ivoire »

19 x 12,5 cm

132 p.

138 g​​​​​​​

Dépôt légal : octobre 2022

ISBN : 9782493689016

18 €​​​​​​​